Changer les comportements grâce à la vidéo

Cette fin d’année, j’ai eu le grand honneur d’être conviée au Forum des politiques de l’habitat privé pour parler de la production de vidéos explicatives sur le thème de la rénovation énergétique. En effet, j’ai une certaine expérience dans le sujet car je compte 3 réalisations à mon actif.

Le forum a eu la brillante idée de convier des partenaires en communication pour discuter en amont du meilleur moyen de toucher les cibles et pour les inciter à passer à l’acte. Oui oui, j’ai bien dit en amont.

Nous avons pu partager notre expérience, nos résultats, nos bonnes pratiques pour un déploiement de supports de communication efficaces, en particulier le support vidéo :

Clarifier en amont l’objectif de la vidéo 

 La vidéo peut être utilisée dans quasiment toutes les étapes du modèle théorique du changement de comportement : de la pré-contemplation à l’action.Mais pour cela, il faut avoir défini en amont l’objectif et donc la cible visée (ex : prospects vs client) pour que la vidéo soit conçue et produite pour avoir un impact maximal.

Adapter la vidéo aux modes de diffusion

Une vidéo peut être diffusée sur bien d’autres supports qu’Internet : lors de réunions de travail, en formations, lors d’entretiens préliminaires, sur un salon, sur des écrans d’informations, etc.
Selon le contexte, on peut faire face à des paramètre variables : taille de l’écran, présence (ou non) d’une sortie son et aussi le niveau d’attention de la cible. On ne choisira alors pas la même durée de vidéos ou le même contenu selon le mode de diffusion.

« On ne dit pas la même chose à des Internautes qu’à des experts en réunion. »

Privilégier les formats courts

Plus une vidéo sera brève, plus elle donnera envie au public d’en prendre connaissance.

Limiter le nombre de messages à faire passer

Moins il y a de messages à inclure, plus il est facile de les mettre en valeur et plus le public les retient.
6 à 7 messages-clés constituent un maximum à intégrer dans une vidéo de 1min30.

Lors du forum, au-delà de réfléchir à la création vidéo, nous avons également abordé les optimisations à réaliser dans son cycle de vie.

Formaliser une stratégie digitale de diffusion

Il est essentiel de penser à diffuser la vidéo auprès de la cible afin qu’elle soit utile, qu’elle change les comportements. C’est une sorte de « ROI » à prévoir par rapport aux coûts engendrés par la production d’une vidéo en motion design.
Quel dommage qu’un film fasse 52 vues sur la toute nouvelle chaîne YouTube d’un client alors qu’elle lui a coûté près de 8 000 euros HT :/

« Faire une vidéo en 2018, c’est comme faire un site Internet dans les années 2000.
On pensait à produire un site esthétique et efficace. Maintenant il faut surtout avoir un bon référencement ! Pour la vidéo, c’est la même chose. »

On peut alors penser achat de mots-clés, achat média sur les plateformes vidéo et les réseaux sociaux, relais d’informations, presse digitale, etc. Il est alors nécessaire d’identifier tous les supports possibles, de concevoir un planning éditorial et de disposer d’un budget. Celui-ci n’est pas forcément élevé car on avance toujours en testant, en ajustant.

Mieux évaluer les retombées

Nous avons un mal fou à obtenir un retour de nos clients suite à l’achèvement d’un projet vidéo. Pourtant cela permettrait d’améliorer nos process, nos productions et d’évaluer l’impact de la vidéo à travers la remontée, entre autres, du nombre de vues.

En bonus (et pour les budgets les plus sympathiques), il existe la vidéo interactive ! Conçue sous forme d’arborescence avec des choix à opérer pour faire progresser la narration, la vidéo interactive permet de coller parfaitement au profil et à la situation du spectateur•trice. Mais ça, on vous en parlera dans un prochain article 😉

Contenu extrait du recueil du Forum des politiques de l’habitat privé 2018  :